Family Group Sheet


Name Simon FERRUCCI
Birth 20 May 1886, Alata, Corse-du-Sud, Corse, France2,3,5
Birth Memo acte n° 5 du 21 mai 1886. 6MI 6/15 image 60/193
Residence 1923, Alata, Corse-du-Sud, Corse, France
Reside Memo hameau de San Benedetto
Honors 19 Oct 1932
Honors Memo Médaille Militaire
Honors Memo Croix de Guerre
Occupation cultivateur
Nickname Calléchon
Alias/AKA FERUCCI
Father Jean Dominique FERRUCCI (1840-)
Mother Jeanne BONELLI (1853-1895)
Misc. Notes
- le 10 janvier 1923, un hydravion de transport de "l'Aéronavale" (ex Société Maritime de Transports Aériens, rebaptisée "l'Aéronavale" le 30 novembre 1921), immatriculé F-AEIB (type LeO H-13 Fernand Lioré et Henri Olivier, 23 exemplaires construits : Biplan, Envergure : 16 m, longueur : 11.50 m, Hauteur :3.70 m, Surface portante:58 m2, Poids à vide : 1691 kg, Masse totale : 2564 kg, Vitesse maxi : 160 km/h, Distance franchissable : 400 km, Moteurs : 2 Hispano-Suiza 8Aa de 150 ch, Construction : Coque. Bois), assurant la ligne Antibes-Ajaccio (mise en service le 16 octobre 1922) <<...allait arriver en Ajaccio. Il passait au dessus de la région de Villanova, lorsque tout à coup, il s'abattit...>>.
Il avait perdu son empennage en vol, et partit en vrille, http://www.hydroretro.net/etudegh/intercontinental.pdf et s'écrasa sur, ou très près, de la parcelle, lieu-dit "Mozza", cadastre section A, sur l’un des flans de la Punta della Fecciaiola, dite aussi Castello di Ficcaggiola, (Punta Ficcagiola (Ficcaghjola) sur la carte IGN au 25000 ème) sur la commune d'ALATA.
Son pilote DESNOYELLES et trois passagers furent tués, et le radio sévèrement blessé.

Simon FERRUCCI, habitant le hameau de San-Benedetto (commune d'Alata), fut le premier, en compagnie d'une autre personne, à porter secours aux cinq personnes à bord de l'hydravion.

Le célèbre “bandit” corse Nonce ROMANETTI (° Calcatoggio 22 juillet 1882- + au col de Lava 25 avril 1926) s'est attribué ce sauvetage auquel il fut bien témoin, mais, a posteriori. (cf pages 71, 110-113)632

- Une autre version de l’accident et de l’intervention de Nonce Romanetti est donné par Didier GAYRAUD et Paul MAURT : <<...Ce jour là, le 10 janvier 1923, à neuf heures, l’hydravion F-A.E.I.B. piloté par Desnoyelles avait quitté Antibes à destination de l’Ile de Beauté. A bord de l’appareil se trouvait le radio-télégraphiste Malpel et trois passagers anglais qui hivernaient en Corse. A 10h40, en vue des Sanguinaires, le bimoteur lançait un dernier message annonçant à la base ajaccienne sa toute proche arrivée et “ relevait l’antenne “, toutes nouvelles communications ne s’avérant plus nécessaires. Puis ce fut l’attente, la vaine attente, qui laissait place à une inquiétude grandissante au fil des minutes pour toutes les personnes présentes sur la base.
Une heure plus tard, un paysan à cheval, arriva tout essoufflé à l’aéronavale, pour signaler que l’appareil était tombé dans la montagne aux environs de Villanova.
Les recherches entreprises en compagnie de Marius Radisson attaché à la base, et du Docteur Dell Pellegrino, permirent aux villageois d’Alata de découvrir quelques heures plus tard, l’appareil disloqué sur l’une des pentes rocailleuses de la vallée bordant la route menant à Appietto.
Auparavant un petit groupe de montagnards avait déjà découvert l’épave de l’hydravion. Parmi eux, se trouvait un homme recherché par les autorités judiciaires qui, dès l’arrivée des sauveteurs qu’accompagnaient des gendarmes, s’effaça discrètement et regagna le maquis. C’était le célèbre bandit corse Romanetti. Il fut l’un des rares témoins de cet accident tragique. En fait, avec ses amis, il fut le premier sur les lieux. Avec leur aide, il dégagea le seul survivant, le radio Malpel, grièvement blessé, dont les membres étaient emmêlés dans les fils de son appareil. Romanetti le pansa sommairement... Puis il tira les quatre cadavres, du pilote et des trois passagers qui se trouvaient écrasés sous les débris de l’hydravion. Il fit ensuite regrouper tous les objets épars, aux abords de l’épave jusqu’à l’arrivée des secours.
Après le départ des sauveteurs, Romanetti reprit discrètement contact avec Marius Radisson, alors pilote à la base ajaccienne, auquel il apporta son témoignage. Lors de leur rencontre un courant de sympathie passa entre les deux hommes habitués à côtoyer le danger. Ils devaient par la suite, dans la plus grande clandestinité, se revoir amicalement à plusieurs reprises à l’occasion de repas pantagruéliques organisés par Romanetti. Ce dernier, que ses proches surnommaient le Nonce, devait donner à Radisson en souvenir de leur sincère amitié, une de ses photographies prises dans le maquis corse.
Émile Desnoyelles affecté en avril 1922 à la station aérienne d’Antibes avait effectué 53 voyages sur le D.D.Y. et 9 sur les nouveaux bimoteurs.
Consécutivement à cet accident tragique, le trafic aérien fut suspendu et l’activité de la ligne ne reprit qu’en mars 1923. >>633 pages 154 à 159

NB : Version totalement divergente, dans l’ouvrage de Guy THEVENIN634, page 92 ce serait <<...au décollage du golfe d’Ajaccio, près d’Aspretto,...>> que le LeO H13 F-AEIB aurait été accidenté !!!???
Pour plusieurs raisons (lieu du crash, et procédures aéronautiques de décollage, d’approche et d’atterissage en particulier), je suis surpris par cette affirmation et ne crois pas du tout à cette version des faits, d’autant moins que nous avons retrouvé un article de presse, paru in l’Echo d’Alger (BnF-Gallica) n° 4844 du 12 janvier 1923, qui décrit les circonstances de ce drame aérien :

- Un avion allant d’Antibes en Ajaccio vient s’écraser sur le sol , quatre passagers sont tués.
Marseille, 11 janvier (De notre correspondant particulier).
L’avion bi-moteur F.A.E.I.B. de la Cie Aéro-Navale, qui était parti, hier matin, d’Antibes pour Ajaccio, a eu un terrible accident qui a coûté la vie à quatre de ses passagers sur cinq, alors qu’il se trouvait seulement à cinq minutes du port d’amerrissage d’Ajaccio.
Vers 10 heures, l’appareil se mit en vrille et vint s’écraser sur la pente du mont Bordone !!!??? (lieu introuvable ; en réalité sur l’un des flancs de la punta ficaggiola), qui se trouve à mi-distance entre Appietto et Villanova, à dix kilomètres environ d’Ajaccio.
La cause de l’accident paraît être attribuée à une aile qui s’est détachée, des paysans ayant vu celle-ci tournoyer au moment où l’appareil piquait vers le sol. Cette aile fut, du reste, retrouvée à quelque distance des débris de l’appareil. Les témoins de l’accident, des paysans et des bergers des alentours, se dirigèrent vers le lieu qui est abrupt et sauvage, où l’appareil était tombé et où il ne formait qu’un amas de débris.
Ils en retirèrent les cadavres de deux passagers qui sont MM. Jeffreys et Wicking, et celui du pilote Desnoyelles. La quatrième victime, une passagère, Mme Jeffreys, respirait encore ; mais elle ne tarda pas à mourir.

Le radiotélégraphiste de l’appareil, M. Malpel était seul survivant. Il avait une jambe brisée et une fracture à la mâchoire.

A 18 heures, sont arrivés sur les lieux le personnel du port aérien et le docteur Del Pellegrino, qui donna ses soins à M. Malpel, lequel fut transporté à l’hôpital civil.

Peu après, arrivèrent MM. le préfet, le secrétaire général, le maire, et les membres du Parquet, ainsi que M. (Jean Baptiste) Canavelli, député de Marseille, qui se trouvait en Alata. Dans la soirée les quatre corps ont été recueillis et transportés en Ajaccio par une ambulance.
Ce drame aérien a produit une très vive émotion parmi notre population.
Unmarried
Last Modified 3 Apr 2016 Created 14 Jul 2017 using Reunion for Macintosh

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